June 2, 2010

L'Atelier 5





Il résume, étend, glorifie, remet à sa juste mesure ma vie. Je veux en faire un paradis. Et pourtant il change tout le temps. Éphémère, il change tous les jours.

Le papillon acheté à l'hôpital est sous le lézard à côté de la pyramide inversée devenue torche, porteuse de la lumière qui aidera là mue de la salamandre et à l'aboutissement de la chrysalide. Magique. Tout près de mon bouddha en pleine méditation, zen comme pas deux, devant lequel s'alignent photophores, vases et blé nourricier, un cadeau de maman qui ne saura jamais à quel point tout ceci fait sens.

L'atelier magique. C'est toujours ainsi que je l'entends dans ma tête. Un lieu de création protégé de la folie de l'homme... Je l'aime tant et pourtant il me fait si peur. Capable de tant de beautés et de cruautés. Le sommet de la chaîne alimentaire, si vil qu'il ne mérite pas le nom d'animal. A part la femme. J'ai une tendresse si particulière pour le Femme. Si forte et si étrange. Car le bon et le mauvais sont aussi en elle. Avec un net avantage pour le bon. Elle donne la vie, elle s'occupe de ses petits, elle souffre de leurs peines, ressent toutes leurs joies. Quel homme en est capable ? Pas moi en tout cas. Respect. Et admiration.

Mon atelier est leur maison. Féminin et masculin, zen et désordonné de symboles, il leur ressemble.




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